La forêt d'Afrique centrale actuelle est un héritage de l'histoire humaine du XIXe siècle

Une récente publication dans eLIFE, cosignée par Sylvie Gourlet-Fleury (UPR Forêts & Sociétés) remet en cause l'idée d'une forêt tout à fait primaire dans les forêts du Bassin du Congo.

Résumé de l'article : Les populations d'arbres héliophiles qui dominent la canopée de l'Afrique centrale sont maintenant âgés. Nous montrons ici que le manque de régénération de ces populations a commencé autour de 1850, au terme de perturbations anthropogéniques majeures. Depuis 1885, il y a eu moins d'itinéraires et de perturbations dans la forêt parce que les administrations coloniales concentraient les populations et les villages le long des axes de communication primaire. Les populations locales cultivaient autrefois la forêt en créant des ouvertures éparses, suffisamment larges pour l'établissement d'arbres exigeants. Actuellement, les opérations d'exploitation forestière courantes ne créent pas d'ouvertures appropriées pour la régénération de ces espèces, alors que la déforestation dégrade les paysages. À l'aide d'une approche interdisciplinaire, qui comprend des données paléoécologiques, archéologiques, historiques et dendrologiques, nous soulignons l'histoire à long terme des activités humaines dans les forêts d'Afrique centrale et évaluons la contribution de ces activités sur la structure et à la composition actuelles des forêts. Les conclusions de cette analyse inquiétante posent des défis aux pratiques sylvicoles actuelles et à celles de l'avenir.

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Publiée : 24/03/2017

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